Syracuse

Siracusa
Sortons un peu des sentiers culinaires, et partons faire du tourisme…
Je vous emmène à Syracuse !

La ville se divise en deux parties, une sur la terre ferme, qui témoigne de l’histoire antique, et la deuxième sur une presqu’île, Ortygie, qui comporte de nombreux édifices baroques.

Venez, on va découvrir tout ça !

Située à l’extrème pointe sud-est de la Sicile, Syracuse est un point très stratégique.
Tout commence huit siècles avant JC (ça nous rajeunit pas !), lorsque les Corinthiens bâtissent la ville sur Ortygie.
Puis, au IVème siècle avant JC, le tyran Denys l’Ancien y écrase les Athéniens, et décide d’en faire une capitale, puissante et prestigieuse.

Platon, Archimède et Cicéron viennent y résider. Cicéron  la considérait même comme la plus belle cité du monde. Il avait bon goût !

La ville a alors une portée culturelle importante, et c’est là qu’apparaît le théâtre comique grec.

Je vous la fais courte pour la suite : elle subit ensuite un long déclin, pillée par les Romains au IIè siècle avant JC, puis par les Sarrasins en 878, ça ne s’est pas arrangé entre la famine, la peste et les tremblements de terre, mais enfin, en 1865, lors de l’unification de l’Italie, Syracuse devient capitale provinciale, et revit.
Ouf !

Fontaine Aréthuse Syracuse
Alphée et Aréthuse

Commençons donc notre périple par une légende, qui prend place à la fontaine d’Aréthuse.
Dans la réalité, les eaux de cette fontaine viennent d’une source qui constituait la principale alimentation en eau potable de la ville, dans l’Antiquité.
Dans la légende, Aréthuse était une nymphe, suivante d’Artémis, la déesse de la chasse. Un jour, le dieu fleuve Alphée tombe amoureux d’Aréthuse, alors qu’elle se baigne à l’embouchure du fleuve.
Alphée était un peu insistant, et Artémis, pour protéger Aréthuse, la transforme en source.
Aréthuse s’enfuit alors jusqu’à la mer, mais Alphée la poursuit et finit par la retrouver à l’endroit où elle ressort de terre et mêle ses eaux aux siennes.
Cet épisode se situe à la fontaine Aréthuse.

Aujourd’hui, cygnes et canards s’y baignent, et on peut y voir des papyrus.
En effet, la spécialité de la ville, c’est le papyrus !
Il pousse en nombre, et naturellement, sur les rives de la rivière Ciane, non loin de Syracuse.

Fontana Aretusa Siracusa
Fontaine d’Aréthuse

Revenons IV siècles avant JC, et partons visiter le parc archéologique.
Le monument le plus connu est bien sûr le théâtre grec, le plus grand de toute la Sicile, qui pouvait accueillir 15000 spectateurs (imaginez juste Bercy en plein air !!), et qui était utilisé pour les pièces d’Eschyle, Sophocle ou Euripide.

Plus tard, les Romains sont arrivés, moins poétiques que les grecs, et ont modifié le théâtre pour y faire des combats de gladiateurs et des naumachies (les spectacles de combats navals). Imaginez encore que l’espace pouvait être rempli d’eau et qu’on y faisait évoluer des bateaux…

De nos jours, finis les gladiateurs, l’ère est (un peu) plus pacifique, et on y donne de nouveau les tragédies grecques et des concerts en été.

Teatro Greco Siracusa
Théâtre grec

De l’autre côté du parc se trouve l’amphithéâtre romain.
Juste pour être sûrs : le théâtre est en demi-cercle, alors que l’amphithéâtre forme un cercle ou une ellipse.
C’est le plus grand d’Italie, après ceux de Rome et de Vérone. Là aussi, les Romains pariaient sur les gladiateurs et les courses hippiques… Ils étaient sympas ces Romains !

Amphithéâtre romain Syracuse
Amphithéâtre romain

Pas très loin se trouve une grotte très connue, nommée l’oreille de Denys. Le Caravage raconte que le tyran Denys l’avait construite pour écouter toutes les conversations des prisonniers et entendre leurs conspirations et leurs futures rebellions.
En vérité, elle aurait été construite plus tard, après l’extraction des pierres pour les différents édifices, aurait été utilisée pour les pièces de théâtre grâce à son acoustique quasi parfaite.

D’ailleurs, lorsque les touristes visitent cette grotte, on leur demande souvent de chanter quelque chose, pour qu’ils se rendent compte de la sonorité de la grotte !

Oreille de Denys Syracuse
L’oreille de Denys

Je vous fais grâce du musée archéologique, que je n’ai jamais fini de visiter tellement il est grand, et nous repartons vers Ortygie, où on trouve évidemment… un Duomo ! Incroyable hein !

Duomo Siracusa
Le Duomo

Mais celui-là est très particulier, parce qu’il renferme les vestiges des nombreuses civilisations qui se sont succédé en Sicile : le lieu a été temple, puis église chrétienne, puis mosquée, et enfin cathédrale, avec une façade dans le pur style baroque, et a gardé des traces de chaque époque. On y voit notamment un autel érigé par les Sicules, les premiers habitants de l’île, et les colonnes doriques du temple d’Athena.

Colonne Duomo Siracusa
Les colonnes doriques du Duomo

Dans les petites ruelles étroites, on trouve aussi de nombreux palais et églises baroques, caractéristiques par leurs balcons et leurs façades.
Puis, on arrive à une grande place, la place Archimède, avec en son centre une fontaine, du XIXè siècle. Elle représente Artémis (je vous en ai parlé plus haut), ses nymphes et sirènes.

Fontaine Artemis Syracuse
Fontaine d’Artemis

On arrive au terme du voyage avec une autre église, le Sanctuaire de Notre-Dame-des-larmes (il Santuario de la Madonna delle Lacrime).
L’édifice est très, très spécial !! et très moderne aussi. Il a été construit par des Français et achevé en 1994.
A l’intérieur se trouve une statue de la Vierge, qui selon la légende, aurait pleuré pendant 5 jours en 1953, et aurait guéri miraculeusement nombre de personnes.

Santuario Madonna delle Lacrime
Santuario della Madonna delle Lacrime

On a fini la présentation de la ville… Mais vous n’avez pas un petit creux ?

Ca tombe bien, je connais un resto très sympa et très atypique !
Les plats sont typiques, les ingrédients sélectionnés dans la campagne environnante, et les idées toujours originales. Ils servent notamment des moules, chacune enroulée dans une feuille de citronnier. Bizarre hein ? Mais délicieux !

Ristorante La Foglia Siracusa
Les moules dans les feuilles de citronnier… Miam !

Et puis ce qui a fait leur réputation, c’est aussi le cadre : ils ont chiné des objets un peu partout. Vous n’aurez pas deux assiettes ni deux couverts identiques sur la même table !

Ils ont un site si vous voulez découvrir : http://www.lafoglia.it

Pour finir et rapporter des souvenirs gastronomiques, il y a une adresse : Olive, au 27, Via Cavour.
L’endroit est magique, on veut tout acheter !
Les produits sont très hauts de gamme, et les prix s’en ressentent. L’endroit est tenu par 2 Français (je ne sais pas si ça a un rapport avec les prix !), qui cherchent toujours la meilleure qualité.

J’aime bien y prendre un petit pot de pesto à la pistache. C’est mon péché mignon !

Je vous abandonne chez Olive pour aujourd’hui. Demain, recette pour Noël !

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